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08 décembre 2021 

Les 5 soft skills à adopter pour une co-gouvernance saine et les pièges à éviter

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Bien que les soft skills soient très utiles dans les entreprises classiques, elles le sont d’autant plus dans une gouvernance partagée.

Chaque membre de l’équipe a un rôle a jouer dans l’avancement vers les objectifs communs. Il reste maître de son intégration, son épanouissement, et du bon développement de l’esprit d’équipe. Il s’auto-gère et co-gère le projet sans cadre hiérarchique strict et direction imposée.

Nous vous parlons ici des 5 soft skills très utiles en co-gouvernance, mais aussi des pièges à éviter à tout prix.

1. L’écoute active et la communication douce

Une parole mesurée

Quand les membres d’une équipe sont tous sur le même pied d’égalité, ils n’ont pas un seul référent décisionnaire pour cadrer les discussions et trancher. Malgré les rôles distribués, chacun reste responsable de l’écoute apportée aux autres et de sa manière de communiquer.

Quelle que soit la nature des propos échangés, chaque parole a sa place dans le groupe, mais elle doit aussi être engagée le plus possible dans le respect du travail et des avis des autres, elle doit être mesurée et utile au groupe.

Même s’il est évident que la communication doit être non-violente pour être efficiente et que c’est la base de relations saines, peu de personnes apprennent à bien communiquer. Cela ne figure pas dans l’enseignement basique des écoles.

Le triangle de Karpman

Quand il s’agit de communiquer, la plupart des personnes adoptent des rôles plutôt que d’exprimer leurs émotions et leurs idées. C’est ce que nous essayons d’éviter en facilitant nos réunions avec des météos intérieures par exemple, ou des tours de parole.

La non-communication n’est pas une solution en gouvernance partagée.

Mais la communication “manipulative”, tel que la retrace le triangle de Karpman peut s’avérer très problématique si aucun responsable ou personne désignée n’est présente pour y mettre un terme.

Ce type de communication découle des 3 rôles dans lesquels nous nous plaçons facilement quand nous devons communiquer: le rôle de victime, celui de sauveur ou celui de persécuteur. Le plus souvent, nous restons enfermés dans ce schéma et pouvons passer d’un rôle à l’autre en fonction de la situation qui change.

Le triangle dramatique de Karpman

 

Ces relations dans le groupe sont contre-productives. La seule solution est d’en prendre conscience et de s’en éloigner.

Revenir à des relations saines passera par une communication respectueuse et transparente, hors de ces 3 rôles qui servent l’ego.

2. L’empathie

La difficulté pour des individus différents de fonctionner ensemble est aussi une des plus grandes forces de l’équipe. En faisant preuve d’empathie, nous parvenons à nous placer dans la position de l’autre, à comprendre et à respecter les différences de fonctionnement de chacun.

Mais le plus gros du travail sera notre réaction à cette compréhension d’autrui. C’est là qu’interviennent l’écoute et la communication, adaptées aux sentiments d’empathie que nous pouvons ressentir.

Lien important avec le point précédent, faire preuve d’empathie ne doit pas nous amener à nous positionner en “sauveur”. Cela permettra par contre de gérer nos propres émotions, de nous exprimer plus facilement et de respecter les besoins des autres dans la collaboration.

3. La gestion de ses émotions et le lâcher-prise

Pour le bien commun, chaque personne doit faire preuve d’un certain recul par rapport à ses propres envies. Il est important de rester à l’écoute des besoins des autres, mais surtout d’être conscient de l’objectif commun qui peut différer de l’individuel.

Mettre de côté ses convictions et son ego s’avère souvent nécessaire au profit des idées qui remportent le plus de voix.

Il faut s’empêcher de vouloir tout remettre en question, tout le temps.

Et surtout, il est essentiel de garder un état d’esprit positif et constructif, empreint de zénitude et de lâcher prise, afin d’éviter des frustrations et des conflits…

Pour des conseils précis sur les postures à adopter en réunion, vous pouvez aussi lire notre article : 5 bonnes pratiques pour favoriser une communication saine dans votre équipe

4. La capacité à collaborer

La complémentarité des idées permet de rebondir et d’aller plus loin dans les réflexions et mises en place.

Pour créer et construire un projet collectivement, nous avons besoin d’apporter chacun notre pierre à l’édifice et de laisser la place à la pierre de l’autre. De cette façon, nous pouvons sortir des sentiers battus et amener un résultat inattendu et pertinent.

Dans la réalité quotidienne, il est difficile de sortir des tâches individuelles. Mais en mettant en place des habitudes de demandes de feedback et de transparence à propos du travail en cours, nous parvenons à créer une énergie de groupe et de partage des résultats.

5. L’autonomie

Même si la collaboration, co-création et co-décision sont des maîtres-mots, nous sommes tous responsables de nos tâches, notre planning, de notre motivation à faire avancer les choses.

Nous ne devons attendre de personne d’autre que nous-mêmes de trouver notre place et notre rythme au sein du projet. Nous sommes chacun le gérant de notre propre enthousiasme, de ce qui nous nourrit et de ce que nous pouvons donner à la coopérative.

En fin de compte, nous sommes donc notre propre sauveur, notre victime, et notre bourreau. 😉

 

En savoir plus sur le triangle de Karpman :
Wikipedia
article sur le site “Penser et Agir”

2 commentaires

  1. Renaud Sarrazin sur 9 décembre 2021 à 17h42

    Super article, je m’inscris pleinement dans les 5 compétences proposées !
    Pas facile de les nourrir au quotidien néanmoins… si vous avez des outils facile à mettre en place en équipe pour faire vivre (et grandir) ces 5 compétences au quotidien, cela pourrait faire l’objet d’un nouvel article très instructif 😉

    • lorraine sur 9 décembre 2021 à 19h56

      Merci Renaud pour cette suggestion ! En effet, nous pourrions aller un peu plus loin dans la “mise en pratique”… Nous allons y réfléchir. 🙂

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